Bonjour 2048 Julien Margelin et David Sechaud

Bonjour Monde

20011

"I felt that I was trying to describe an unthinkable present and I actually feel that science fiction's best use today is the exploration of contemporary reality rather than any attempt to predict where we are going... The best thing you can do with science today is use it to explore the present. Earth is the alien planet now". William Gibson - Extrait d'une interview accordée sur CNN, le 26 août 1997


Bonjour Monde, 2048

 

(...) EST UN PROJET DÉMESURÉ SUR BONJOUR MONDE, UNE LONGUE PERSPECTIVE ARCHITECTURALE.

 

 

Et si notre société s’était réajustée à la contrainte du marché par la doctrine du projet ? Nous avons vu dans ce monde virtuel Second Life l’espace du projet, à la fois projection de soi à travers le masque de l’avatar et production d’espace, projection d’architecture : ces mondes à venir comme une zone test de projets de constructions réels. Nous nous intéressons à la façon de représenter les projets architecturaux et à l’emploi systématique de l’outil 3D.  Nous proposons un rapprochement entre les mondes virtuels et les modélisations d’architecture. Nous projetons dans Bonjour Monde des grattes ciels en cours de construction dans différents villes du monde. 2048 joue avec les grandeurs, face à une architecture futuriste, qui n’est rien d’autre que notre avenir immédiat. Avec cette île géante de 2048, nous essayons de toucher aux limites du monde. Nous jouons la démesure, mais c’est à l’horizontal que l’expansion est possible puisque nous sommes limités en hauteur. Le visiteur parcourt une longue perspective de projet, marchant sur un sol transparent au niveau des nuages. Image séduisante, parcours monotone, à l’image de projets vides.

<!-- Julien Margelin vu par David
Julien Margelin est un tueur, j’appuie mes mots. Sa vocation, il la trouve devant un bon film d’Argento. Ses intentions à lui sont bonnes, il cherche à nous hypnotiser, laissez-vous aller, sa bienveillance peut vous sauver. C’est vrai que c’est un homme qui nous plonge dans l’abstraction. Il exerce dans le monde de l’impalpable. Pour lui, il y a un au-delà aux nouvelles technologies. Il est né avec, déjà petit, par-dessus l’épaule de son père, ses yeux fixés sur l’écran du macintosh, il rêvait. Ces recherches le mènent à penser l’écran comme un territoire autonome pour la scénographie. Il n’en a pas pour autant perdu la main, il dessine. Son trait est fin, sensible, régulier. Il explore les espaces impossibles, à la recherche d’improbables variations du temps. La métaphysique est-elle numérique ? -->

<!-- David Sechaud vu par Julien
David Séchaud fait partie de ces personnes à qui ça va bien de se gratter le menton. D’ailleurs, un sourire surgit bien souvent de ce grattement bénin. Sourire qui annonce une idée, un argument pour titiller son interlocuteur. Lorsque j’occupe cette place, je me surprends à écouter, d’une oreille alerte, guettant les indices de son discours, espérant y trouver un profit. C’est un homme concret, bien ancré dans la réalité. Son avatar est un décor faustien. Je le vois plutôt du côté de la physique et de la mécanique que du numérique. C’est un manipulateur qui donne un corps à ses décors. Autrement dit, il fait de la magie dans cet espace si réel qu’il peut nous surprendre avec trois bouts de ficelle. C’est un praticien de l’espace conscient où la mÏitrise flirte avec la maladresse dans un échange burlesque. -->

 

 


Bonjour Monde, 2048, Julien Margelin et David Sechaud / capture écran : Grégoire Zabé


               
<!--La programmation sur le simulateur de régions 3D, Opensimulator, est d'ESTELLE SENAY
L’accompagnement en scénographie est de FRANCOIS DUCONSEILLE et JEAN-CHRISTOPHE LANQUETIN
L’accompagnement en dramaturgie est d'AGNES DE CAYEUX
L’accompagnement en modélisation 3D est de GRÉGOIRE ZABÉ
L’accompagnement en programmation est d'ESTELLE SENAY-->